Alexis Hayère

Arche 19 Atelier 27

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alexishayere.com alexishayere@hotmail.com
bio

Né à Paris en 1988, Alexis Hayère vit et travaille à Issy-les-Moulineaux.
Il a fait ses études à L‘École Nationale Supérieure d’Art de Dijon.

alexis hayère portrait
expositions



travail

Mon travail se développe autour du concept que toute forme construite de manière naturelle ou artificielle est architecture. Ces formes construites sont soumises à des forces terrestres, visibles ou non, et toutes sont régies par les mêmes lois. Ainsi toutes ces architectures ont le potentiel d’être mises au défi et révélées.

Mes créations s’attachent à révéler ces contraintes de l’œuvre sur elle même, de l’œuvre sur l’espace et de l’espace sur l’architecture qui l’abrite. Ces travaux, de par leur composition, révèlent des forces de construction qui leur sont propres et dans le même temps, soulignent celles de l’espace où ils sont implantés. Ils se positionnent comme garant d’un tout. Ils ne sont plus uniquement œuvre sur un mur, mais aussi mur derrière une œuvre. L’espace dans lequel le travail est installé devient lui même partie intégrante et indissociable de l’œuvre.
C’est avec mes « Sculptures portées » que l’œuvre et l’édifice dans laquelle elles existent sont les plus unis. Ainsi mes sculptures portées et le lieu où je les expose s’impactent l’un l’autre. Ces travaux sont le plus souvent conçus pour s’intégrer dans un espace spécifique et contribuent à révéler des forces difficilement perceptibles.

Je joue avec le lieu et ses contraintes, mais également avec les contraintes intrinsèques de la sculpture. Les sculptures sont en force avec leurs espaces et avec elles-mêmes. Les lattes de bois que j’utilise sont cintrées et soumises à des forces, afin de les mettre « en péril » et de pousser à l’extrême leur élasticité. Cette mise en tension pouvant aller parfois jusqu’à la rupture. Les sculptures que je place dans l’encadrement des portes sont elles aussi impactées par celle-ci. A l’heure des standards où toutes les portes ont les mêmes dimensions, la sculpture est toujours la même et pourtant chaque fois différente selon la porte qui l’abrite. Mon but est également de faire réfléchir sur cet espace de transition qui n’a généralement pas vocation à abriter une œuvre.

C’est également cette recherche que je poursuis dans mon travail de peinture.
En effet, l’architecture d’un châssis est également support de ces questions.
Avec mes peintures noires et blanches, je m’empare du shaped canvas pour souligner la forme sculpturale du châssis. L’union du contenu/contenant détermine la composition de chacune de mes peintures. Les limites entre shaped canvas et sculptures sont au centre de ma pratique. Mes créations «entre»: entre peinture et sculpture, sculpture et architecture, architecture et peinture, puisent leurs origines dans l’étude des avant-gardes Russes, des œuvres de Sol Lewitt, de Frank Stella ou de François Morellet.

Le choix de travailler en noir est blanc me permet de me concentrer sur la composition plus que sur le message chromatique. Ce parti pris binaire se retrouve également dans mes sculptures, où les matériaux restent bruts apportant leurs teintes originelles. La binarité se fait aussi au travers des matériaux eux-mêmes : le minéral et le végétal, avec l’acier, le bois, la toile et le pigment.