Soo-Young Kwak

Arche 11 Atelier 7

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bio

1954 né à Daegu, Corée du sud

1980 Licence d’Arts Plastiques, Université Hong-ik, Séoul, Corée du sud
1987 Maîtrise d’Arts Plastiques, Université de Paris VIII, St-Denis, France

portrait
catalogue

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expositions

travail

… . Au premier regard sur les tableaux de Kwak, chacun va faire comme toujours : reconnaitre, identifier, nommer, ce qui veut dire : éviter de regarder.
Pourtant, il fait tout ce qu’il peut pour que nous ne résumions pas un tableau à son titre. D’abord, sur ses toiles, il n’y a rien ou presque rien.
Ensuite, là où nous distinguons une femme et un enfant, des chevaux, une foule divisée, il met ses titres à lui, qui sont bien loin de confirmer ce qu’on avait cru.
Car, vraiment, il n’y a rien à voir dans sa peinture. On identifie un peu de poussière, quelques grains, quelques fils transparents tombés d’une chevelure peut-être, mais ça n’est même pas certain. Les figures ont l’immatériel des rêves. On est ici dans un territoire extrême, à une frontière. Dangereuse, peut-être ? Pouvait-il faire plus pour nous éviter la tentation d’expliquer ? Il propose quelque chose qu’on n’est pas sûr d’avoir vu passer. Le souvenir d’un doute ? Le moins de réalité possible ? Pourtant, c’est vivant. Certes, ça ne semble pas fonctionner selon les lois de l’anatomie humaine ou animale, mais ça fourmille de vie. Ce n’est pas la vie de la femme et de l’enfant, mais celle du tableau, comme chez tous les peintres. Cependant, chez Kwak, l’art ne fait penser à la vie qu’à la limite. Il est presque passé totalement du côté de l’absence. Comment fait-il ? Et cette absence, y sommes-nous un peu présents encore ? Comme un souvenir ? …

Pierre DESCARGUES, 2005.