Cécile Andrieu

De la découverte d’un artiste japonais, S. Arakawa, suivie de recherches à Tokyo pour un doctorat de 3e cycle (arts plastiques), est née une réflexion plastique sur notre relation avec le mot. Au contact de la culture du silence j’ai réalisé le poids de l' »épaisse croûte de discours » (I. Calvino) qui pèse sur le monde et nous aveugle. Consciente aussi de notre existence d’êtres de langage j’ai centré mon travail sur les mots écrits ou ce qui leur donne corps, la lettre ou le signe. Textes, dictionnaires, papiers à écrire, caractères d’imprimerie, mines etc. sont diversement manipulés pour régénérer le silence d’avant l’avènement du sens et tenter d’ouvrir une brèche dans le filet du langage. Je m’attache aussi à...